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Un voyage peut-il être écologique ?

Les amoureux de la nature aiment parfois voyager: découvrir de nouvelles étendues, s'émerveiller devant de nouveaux paysages, que le quidam ne verra jamais, cela fait souvent partie des plaisirs des amoureux des voyages qui sont aussi amoureux de la nature.

 

Une nuit aux portes du désert de Merzouga au Maroc,  la montagne des sept couleurs en Argentine, l’ascension du sommet du Kilimandjaro, l’exploration des fonds sous marin de Dakhla en Egypte sont des expériences fantastique qui marquent un vie toute entière... et pourtant, ces expériences ne sont pas sans conséquence sur l’environnement

 

Chaque voyage possèdent ce que l’on appelle une "empreinte écologique": il s’agit de la somme des pollutions qu’il génère et des matière premières qu’il consomme. Actuellement, on aurait tendance à résumer cela à la principale pollution perçue dans l’esprit du grand public: l’émission de gaz carbonique. Mais ce n’est pas tout: les déchets générés, l’érosion du relief, les émissions de particules liées aux transports, tout cela contribue à augmenter l’empreinte écologique d’un voyage.

 

Plutôt de que de vous conseiller d’interrompre vos voyages, nous préférons vous encourager à prendre conscience de l’impact de vos voyages et d’essayer de la minimiser voire de la compenser.

 

Comment évaluer l’empreinte écologique d’un voyage ’

 

Voici ses différentes composantes:

  • les émissions de CO2 générées par votre vol en avion. Non seulement, vous provoquez de nombreuses émissions de part le fait que vous parcourez de nombreux kilomètres, mais de plus, l’avion est un mode de transport plus polluant que les autres si on considère ses émissions par kilomètre parcouru: un aller retour Paris New York rejette, pour chaque passager, autant de CO2 qu’un automobiliste qui utilise sa voiture durant un an. 
  • les émissions de CO2 générées par vos transports dans le pays que vous visitez: le taxi de l’aéroport à votre hotel (souvent effectué dans un vieux véhicule polluant), les bus urbains, les autocars, les voyages en 4x4, etc... Parce que l’on déplace beaucoup dans le pays que l’on visite, on pollue beaucoup.
  • les émissions liées aux emballages: l’alimentation d’un voyageur consomme plus d’emballage que son alimentation habituelle: plateaux repas de l’avion, nourriture prise dans les fast foods, nourriture en emballages individuels, paquets repas remis par l’hôtel lors d’une expédition, etc...
  • érosion des sols:
  • destruction des paysages: l’usage de la plupart des crèmes solaires participe à la destruction de la vie sous marine, les sites de plongées qui ne sont pas exploitées de façon durable engendre souvent la destruction des paysages ou le perturbation des habitudes de la faune,
  • abandon d’emballages et décharges sauvages: dans la plupart des pays en développement, une grande partie des locaux jettent leurs déchêts dans la nature pour diverses raisons,
  • cette liste n’est pas exhaustive.

Comment diminuer son empreinte écologique ’

 

Il faut, dans la mesure du possible:

  • utiliser les moyens de transports en commun, ce qui demande souvent un gros effort (compréhension des réseaux de transports, organisation des transports, voyage dans des conditions souvent moins confortables qu’avec les transports individuels, 
  • utiliser des emballages qui peuvent être valorisés par une filière de recyclage
  • encourager les professionnels locaux du tourisme à ne pas jeter les
  • privilégier les professionnels qui intègrent, réellement, le développement durable dans leur démarche,

 

Comment compenser son empreinte écologique ’

 

Le site 24pm écologie et environnement livrent une piste originale pour réduire l’empreinte écologique de son voyage en avion:

  • planter des arbres.

 

Le site a calculé qu’il fallait planter 15 hectare d’arbres pour compenser un vol aller retour sur Paris New York pour compenser les émissions de gaz carbonique: chaque arbre absorbe une quantité de CO2 dont on peut considérer qu’il se soustrait à celui qui est émis par l’avion. A chaque fois que vous plantez un arbre, cet arbre absorbe du gaz carbonique sur toute sa durée de vie qui vous donne le "droit" de parcourir quelques centaines de kilomètre en avion sans augmenter la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère. Pour compenser votre aller-retour sur Paris New York, il faut planter des arbres sur une surface de 500m2, soit l’équivalent d’un jardin de maison individuelle.

 

Sites utiles:

Agir21.com: Calculateur d’empreinte écologique